Les enquêteurs ont retrouvé exactement 9000 fichiers structurés dans son Macbook pro 13 pouces ; les fichiers dénommés « paid no to publish » indiquent, détails à l’appui, la liste complète des victimes qui sont passées à la caisse pour éviter la publication de leurs s€xtape ; l’une d’elles a payé 2 millions de Fcfa, une autre 9668 euros.
Du 28 juillet 2017 au 24 avril 2025, El Hadji Babacar Dioum a reçu, dans son compte ouvert à la Cbao, 50,428 millions de Fcfa versé par un de ses présumés complices activement recherché ; de 2017 à 2025, la plateforme Exodick lui a versé, dans le même compte 43 millions.
Le fichier « Newgirl » retrouvé aussi dans son ordinateur comprend 4191 vidéos et photos s€xuelles de futures cibles ; celui dénommé « Nouveau dossier 4 » est une compilation 147 fichiers torrides.
Une partie des fonds recyclée dans la société de vente de véhicules « Mba authority » et le restaurant « Eddys » où un brouilleur de signal a été débusqué dans le bureau de El Hadji Babacar Dioum lors d’une perquisition.
À son domicile à Ngor, les policiers ont aussi mis la main sur une fausse plaque sur laquelle on peut lire « Section des accidents » avec le sigle de la police en plus de saisir un lot de faux carnet de vaccination.
Le mis en cause face aux preuves sans appel de la Dsc : « Je pense que mon ordinateur a été piraté… »
Il a été déféré au parquet hier pour association de malfaiteurs, stockage et diffusion de données à caractère personnel, d’images contraire aux bonnes mœurs et péd0pornographiques, atteinte à la vie privée, extorsion de fonds, menaces, chantage, blanchiment de capitaux mais aussi faux sur des documents publics administratifs ; l’enquête s’oriente vers un réseau transfrontalier avec des ramifications dans plusieurs secteurs.
Avec Libération





