La Justice à double vitesse : Affaire « Coumba am Ndeye » La Liberté d’expression en question au Sénégal
Thiès, Sénégal – L’affaire dite « Coumba am Ndeye ak Coumba amoul Ndeye » secoue actuellement la scène judiciaire sénégalaise, jetant une ombre sur l’état de la liberté d’expression dans un pays pourtant longtemps considéré comme un bastion de la démocratie en Afrique de l’Ouest. Pour de nombreux observateurs et citoyens, les récentes arrestations et condamnations liées à cette affaire soulèvent une question fondamentale : la liberté d’expression, si âprement conquise, est-elle en train de devenir un crime au Sénégal ?
Un acquis démocratique menacé ?
Depuis les années 1980, le peuple sénégalais s’est battu avec acharnement pour l’instauration et la consolidation des libertés fondamentales, dont la liberté d’expression est un pilier central. Les efforts inlassables des activistes, des journalistes et des citoyens ordinaires ont permis d’établir une riche tradition de débat public et de critique constructive.
Pourtant, l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, porté par une vague d’espoir et la promesse d’une rupture avec les pratiques du passé, semble paradoxalement s’accompagner d’un recul inquiétant sur cette même liberté. Ce paradoxe est d’autant plus frappant que plusieurs figures emblématiques de l’actuel gouvernement ont elles-mêmes connu les rigueurs de l’emprisonnement pour avoir dénoncé l’injustice et défendu les droits des Sénégalais.
Des priorités détournées ?
Les citoyens, qui ont massivement porté ce régime au pouvoir, ne sont pas dupes. Ils attendent du gouvernement des solutions concrètes aux défis quotidiens : l’emploi, le coût de la vie, et l’accès aux services de base. Cependant, les arrestations jugées arbitraires et la répression de la parole dissonante risquent de détourner l’attention de ces priorités essentielles et de saper la confiance entre gouvernants et gouvernés.
Un appel à la cohérence démocratique
Mbaye Chérif Beug Fallou, en tant que citoyen, exprime une profonde inquiétude face à cette dynamique dangereuse. Il lance un appel pressant aux autorités, les exhortant à faire preuve de hauteur, de rigueur et de cohérence avec les principes démocratiques qui ont toujours guidé le Sénégal.
La justice, rappelle-t-il, doit être équitable et impartiale pour tous, sans distinction entre « Coumba am Ndeye » (celle qui a du soutien) et « Coumba amoul Ndeye » (celle qui n’en a pas). Le respect de la liberté d’expression n’est pas une option, mais un pilier essentiel de la démocratie sénégalaise. Il garantit un dialogue constructif et la participation citoyenne indispensable à la construction d’un avenir meilleur.
L’affaire « Coumba am Ndeye » est désormais un test décisif pour l’engagement du Sénégal envers ses valeurs démocratiques. Le regard des citoyens et de la communauté internationale est tourné vers la suite des événements, espérant que la lumière et la justice prévaudront.
Mouhamad Mbaye Alias Cherif Beug Fallou





