DECRYPTAGE : Sonko-Diomaye, ce que j’en pense (Par Adama Gaye)

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Je crois qu’après son éviction de la présidentielle 2024, Sonko vient de perdre une bataille décisive. Sa faute ? C’est d’être resté en aplomb, deus ex-machina, sur son olympe, ne buvant que les paroles des flagorneurs de tous poils, INAPTE à tendre la main aux forces vives et capables en plus de laisser lui faire la sérénade des vieux de la vieille gauche ou des plumitifs et chroniqueurs transformés en feddayins.
Son égocentrisme l’a achevé. C’est comme Idrissa Seck, longtemps le maître du jeu sous Wade, épicentre de la présidence de la République, qui, à force d’ostracisme avait fini par voir le fuir les militants et caciques du Pds lorsqu’ils ont compris que leur planche de salut résidait dans des démarches directes vers Zeus Wade plutôt que de se rapprocher de son bras droit plus que sectaire.

Sonko est comme Idrissa Seck voué à ne plus etre qu’un poisson hors de l’eau, sans pouvoir. Leurs cas rappellent aussi celui de Jean Collin qui finit, après avoir été le tout puissant ministre auprès du président Diouf, par n’être qu’un rien. On peut aussi y voir celui d’un Karim Wade réduit à des arabesques dès que le titre de ministre du ciel et de la terre lui fut retiré.

Sonko doit se préparer non seulement à des lâchages massifs des pions qui le courtisaient mais en plus, après avoir été puni par les marchés et traqué par ses condamnations dans des affaires scabreuses, il est désormais un gibier facile, surtout avec les graves révélations sur ses accointances sulfureuses voire criminelles, du Sud au Salon Sweet Beauté.

Il entame une périlleuse traversée du désert vers sa solitude fatale. Qu’il écoute et défriche les sons du silence: là se lovent les trahisons à venir qui vont de jour en jour hypothéquer son naguère prometteur sort politique. De héros à has-been, de Charybde à Scylla, il doit se préparer à bouffer du pain pourri. L’idolâtrie qu’il a tant aimée n’est plus qu’un lointain horizon. Hors de l’eau, dénoncé et exposé, il vivra des moments difficiles loin des promesses d’une remontada qui n’est pas forcément dans ses cordes.

Ce n’est cependant pas dit que Diomaye tirera le bénéfice de son coup de poker. À l’arrivée, c’est le Pastef qui perd de bout en bout. Son imaturité et ses échecs socio-économiques le rendent prenable. Le Sénégal cherche une alternative !

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