Souvenons-nous de cette verdure sur les allées de la VDN, sous les échangeurs et entre les voies de l’autoroute de l’aéroport de Yoff. Elle n’existe plus.

Souvenons-nous du nettoyage et du désencombrement du parking du stade Léopold Sédar Senghor, réalisés à grand coup de publicité. Ce n’est plus qu’une vielle histoire. L’espace est occupée à nouveau.

Souvenons-nous des palmiers achetés à coup de milliard et plantés le long de la Corniche-Ouest. Ils se meurent.

Souvenons-nous de la porte du millénaire inaugurée en grande pompe, elle est laissée à la merci de l’érosion côtière et des ordures.

Souvenons-nous des stades de l’Amitié et de Demba Diop. Ils sont hors service… Et peut-être demain l’Arène nationale qui perd déjà de son lustre.

Nos gouvernants sont prompts à mettre le focus sur leurs réalisations mais la question du suivi pose le plus souvent problème.

Elle est cependant essentielle pour la rentabilité des investissements. Suivre ce qu’on a réalisé, entretenir ce que son prédécesseur a laissé.

Le stade Abdoulaye Wade qui a coûté près de 160 milliards au contribuable sénégalais, déjà inauguré, doit être protégé et entretenu.

Protégé des vandales et autres perturbateurs mais aussi entretenu de manière quotidienne.

Nous devons veiller à sauvegarder nos investissements au-delà du débat sur leurs opportunités ou pas ou encore sur l’identité du maître d’ouvrage.

Ce qui est déjà emprunté par nos gouvernants engage le contribuable qui n’aura d’autres choix que de rembourser.

Apprenons à être fiers de nos anciennes réalisations au moment de célébrer les nouvelles.

Elles sont parfois très cher payées !

Thierno Bocoum
Prèsident du mouvement AGIR