Entre baisse des prix de la redevance du « .sn » de 50%, l’érection d’infrastructures comme les data centres, entre autres investissements d’envergure dans le secteur du numérique, le Sénégal s’inscrit sans nul doute dans une logique de reussir sa souveraineté numérique.

Invité sur la Rfm, le ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diatara a appelé les sénégalais à s’en approprier sainement.

« Le Sénégal marche résolument vers une souveraineté numérique. Sur le plan de la connectivité, nous sommes à 88% de couverture du territoire national avec l’apport des opérateurs mais surtout l’investissement consenti par le gouvernement. Sur les 15 000 km linéaire de fibre optique, l’ADIE pour ne pas dire le gouvernement du Sénégal, détient le 1/3 (prés de 5000 km) » a renseigné le ministre.

Pour Yankhoba Diatara, la souveraineté numérique c’est le fait de pouvoir « gérer et stocker nos propres données par nous, pour nous, chez nous ». et le Sénégal s’y est engagé avec des investissements colossaux. « Nous avons érigé des datacenters pour cela.
La baisse des prix des redevances du « .sn » rentre aussi dans ce registre de souveraineté numérique. Le ‘.sn’, c’est notre «banque nationale numérique». Le «.sn » est l’un des domaines les plus sécurisés au monde » a défendu le ministre.

Pour lui, s’en approprier, c’est même une affaire de patriotisme. « Le ‘.sn’ c’est notre bannière et notre drapeau dans le monde du numérique, l’utiliser c’est renforcer l’indépendance et la souveraineté numérique du pays. Et pour cela, le président de la République nous avait instruit de travailler à son accessibilité et son abordabilité pour les citoyens. Mieux, le chef de l’Etat a montré la voie du patriotisme numérique en utilisant le «.sn» et inviter le gouvernement à suivre » à renseigné Diatara.

Revenant sur la régulation, il souligne que l’avenir, c’est aller vers l’introduction du numérique dans les curricula. « La formation est capitale. Mais la sensibilisation l’est encore beaucoup plus. Car, en réalité, ceux qui font des dérives sur les réseaux sociaux, ce ne sont pas les enfants. Ce sont des personnes matures et majeures » note t’il.