C’est une prédiction de plusieurs sénégalais qui vient de se réaliser pour Adji Sarr, du nom de la présumée victime de viol dans l’affaire qui l’oppose à Ousmane Sonko, chef de file de Pastef.

L’avocat a annoncé à l’émission Balance sur Walfadjri qu’il se constitue pour défendre la plaignante Adji Sarr.

Une décision qui n’a pas surpris les sénégalais. « Dans cette affaire, tout le monde soutient Sonko. Personne n’a soutenue Adji Sarr qui est aussi une citoyenne, orpheline de mère. C’est une personne démunie. Je vois que de hautes personnalités politiques s’empressent d’aller chez Sonko pour lui apporter leur soutien alors qu’elles ne savent pas encore ce qu’il y a dans le dossier. Mi, en tant qu’avocat du peuple, je vais me constituerpour défendrela fille » a noté l’avocat. Avant de les questionner : « Et si demain, il s’avère que Sonko est coupable, comment vont se comporter ces gens? ».

Pour Me El Hadji Diouf certains sont allés trop vite en besogne en soute ant le leader de Pastef alors qu’ils devaient attendre d’avoir des éléments lors du procès.

« Au moment où nous sommes, nul ne peut affirmer que la fille ment, et nul ne peut également confirmer la culpabilité de Sonko. C’est la science qui va trancher après un test ADN qui sera effectué sur les prélèvements qui seront faits sur Sonko » a renseigné la robe noire.

« Je deviendrai l’avocat de Sonko si… »

Fervent soldat contre l’injustice, celui qui estampille son badge d’avocat du peuple que les sénégalais lui avaient décerné le 23 juin 2011, dira à la surprise générale qu’il pourrait devenir l’avocat du leader de Pastef. Que ce dernier le veuille ou non. « Si à l’issue des examens et des prélèvements effectués, Adji Sarr a menti, Ousmane Sonko saura véritablement que je ne suis mu que par la vérité. Dans ce cas, après avoir exprimé ma déception à cliente, je défendrai Ousmane Sonko qu’il le veuille ou non. Et ce ne sera pas sa personne qui m’intéressera, mais la justice et la vérité » a souligne6Me El Hadji Diouf.

Avant d’insister en prodiguant des conseils aux compatriotes. « Ne vous empressez pas de soutenir ou de défendre une partie sans avoir les éléments du dossier » a martelé l’avocat.