Certains compatriotes peuvent ne pas avoir tort en soutenant que la pression populaire, avec la marche pacifique à Paris et les dizaines d’interpellations par des posts sur les différents réseaux sociaux, a été à l’origine de la libération  du président de Horizon Sans Frontières, Boubacar Sèye.

Mais du côté de son avocat, Me Moussa Sarr, la véritable raison se trouve dans les échanges que son client a eu avec le juge d’instruction.

Selon Me Moussa Sarr, le premier argument a été l’exposé de l’incompatibilité de la santé de client avec la situation carcérale.

Mieux, l’avocat a signalé que Boubacar Sèye a confirmé ses propos. Il a ainsi brandi l’argument de son droit de citoyen pour interroger les tenants du pouvoir sur la gestion de la question migratoire. La logique de s’interroger sur la bonne gouvernance, relativement à la gestion des fonds alloués à la lutte contre l’émigration clandestine, a prévalu.

Après deux semaines d’emprisonnement, plus précisément le vendredi 15 janvier à sa descente de l’avion en partance d’Espagne, le président de l’ONG Horizon Sans Frontières, Boubacar Sèye a finalement humé le vent de la liberté ce mercredi 03 février.