L’ECO, future monnaie commune des Etats de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), pourrait ne pas voir le jour avant au moins 2025.

Au sortir de leur dernière conférence, les Chefs d’Etat des pays membres ont décidé de repousser à janvier 2022, la mise en application de leur nouveau pacte de convergence devant paver la voie à cette monnaie unique. La faute est imputée notamment à la Covid-19, qui a affecté les économies des Etats-membres, et qui a poussé ces derniers à accroitre leurs dépenses.
« Au regard de l’impact prévisible de la deuxième vague de la pandémie sur l’état de convergence macroéconomique en 2021, le Sommet décide d’exempter les Etats membres du respect des critères de convergence macroéconomique au cours de l’année 2021 », souligne ainsi la Conférence.
Pour ce qui est de la nouvelle échéance de 2025, certains experts s’expliquent.
« À partir de janvier 2022, le pacte de convergence qui comporte les différents critères de déficit et d’inflation à respecter va être mis en œuvre. (…) On estime que pendant les trois ans, les Etats doivent faire des efforts pour qu’en 2025 on puisse aller à la monnaie commune », selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, dans des propos rapportés par le média Sidwaya.

Ceci étant, pour d’autres spécialistes, au-delà de la Covid-19, ce nouveau « report », semble cohérent avec les nombreux défis liés à la mise en place de cette monnaie commune. Notamment, la nécessaire résolution de certains antagonismes structurels entre les différents blocs économiques de la Cedeao (avec le Nigéria, exportateur de pétrole, qui représente 70% du PIB de la sous-région), qui reste préalable à la mise en commun des différents systèmes monétaires.

Avec Togo First et Rfi