Je suis également heureux d’annoncer qu’après trois années de négociations, nous avons conclu avec notre partenaire stratégique les Accords relatifs à la construction du méga projet de Port du futur à Ndayane, sur 1200 hectares.  Avec plus de 840 millions de dollars, pour la première phase, c’est le plus important investissement privé de l’histoire du Sénégal, pour réaliser le plus grand port multifonctionnel de l’Afrique de l’ouest, avec un tirant d’eau de 18 mètres. L’Etat sera actionnaire dans la société concessionnaire, comme il l’est désormais pour les autoroutes à péage ». dixit le Président Sall (discours du 31 décembre 2020)

Le projet de construction du port de Ndaye n’est pas du goût des populations. Elles redoutent une catastrophe écologique, avec à termes, la disparition de la carte du Sénégal, des villages du site de Ndoungouman et alentours. Dans un communiqué en date du 1er janvier 2021, l’Association pour la défense, la protection et la sauvegarde écologique du site de  Ndoungouman et alentours, «demande à Monsieur le Président de la République de faire en sorte que les autorités analysent les conséquences néfastes de ce projet qui ne semblent pas avoir été mesurées : dépossession massive des terres, mépris des droits des citoyens, arrivée de maladies infectieuses et handicapantes dues à de violentes pollutions, chômage accru, disparition de la pèche artisanale, disparition des commerces des femmes de Ndayane-Toubab-Dialaw-Yène, prostitution, errance, misère».

L’Ecole de danse internationale, le centre FIFA de Toubab-Dialaw, infrastructures hôtelières…vont disparaître

En plus ce port sera construit, dit la source, sur les ruines de « biens expropriés d’enfants sénégalais qui ont bâti à la sueur de leur front des infrastructures hôtelières et culturelles qui rayonnent de par le monde». C’est le cas de « l’École de danse internationale de Germaine Acogny, le plus grand théâtre de verdure du Sénégal bâti par Gérard Chenet, ancien Conseiller du Président Senghor. Tout cela sera tout simplement écrasé, rasé », note le communiqué. Le centre de la FIFA à Toubab-Dialaw lourdement impacté et obligé sans doute de déménager. « Sans compter la disparition d’un environnement écologique unique, de plages uniques à moins d’une heure de Dakar, d’une zone maritime unique où des baleines viennent mettre bas. Tout cela ne sera plus ! », souligne la source.

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