Il faut être devant les arrêts de transports publics, tôt le matin, aux heures de classe, pour appréhender la calvaire à venir, des potaches et de leurs enseignants. Le Coronavirus continuera ainsi d’impacter gravement l’éducation des enfants au Sénégal après leur avoir privé de 6 mois d’apprentissage à la dernière année académique.

Avec la réduction du nombre de passagers dans les véhicules de transports en commun, ce sera la croix et la bannière pour les enfants d’abord pour se rendre à l’école a l’heure. Pire, ils risquent de ne pouvoir bien se reposer entre les cours et la descente,mais ils risquent aussi de ne pouvoir se concentrer en classe et suivre correctement les enseignements.   Ce sera aussi le cas pour les enseignants en termes de préparation des cours ou de les dispenser correctement.

Puisqu’au Sénégal on n’anticipe pas souvent les choses pour entamer des réflexions et trouver des réponses,on attendra le démarrage des enseignements pour tenter aveuglément, avec légèreté et par un pilotage à vue, de résoudre cette équation. On aura tous perdu du temps alors qu’on est dans une situation d’en rattraper compte tenu de la situation précédente.

De l’arrêt Sedima à celui de Zac Mbao en passant par Dioutiba à Rufisque,les compatriotes font le périple similaire à « safa et marwa » pour aller au travail. Des élèves devant subir l’examen du Bfem ont vécu les conséquences de cette situation des transports en période de Covid-19. « Ça risque d’être compliqué pour les élèves à l’ouverture des classes » a lancé un citoyen après une bousculade infructueuse pour trouver une place dans un car Ndiaga Ndiaye.

« Chaque matin, je pense à eux et à l’impacte que cela aura sur leur apprentissage. Je crois que cest maintenant que l’état doit penser à trouver une solution à ce problème » a emboité une dame ayant semblablement dépassé la cinquantaine.

Tout de même l’espoir est permis avec cet apprenti qui signale qu’il compte privilégier les potaches et les enseignants si la situation se présente à la reprise des classes.

L’état est averti.