Les conséquences de la loi autorisant le port d’armes en Afrique du sud se font encore sentir même si le texte législatif a été retiré. Et les sénégalais manquent pas souvent de faire les frais de ces atrocités.

La plus récente c’est celle qui a emporté Moussa Fall, un sénégalais,la quarantaine bien révolue et domicilié à Islandon à Durban.

Selon les premiers témoignages, Moussa Fall, natif de Diourbel et professionnel dans la tôlerie de véhicules, a été trouvé chez lui ou il a été assassiné. Il est indiqué qu’il a été criblé de balles. Et il est décédé sur le champ. Mais, le plus spectaculaire c’est qu’il était en discussion sur WhatsApp avec sa famille au Sénégal.

Il ressort des statistiques que le taux de criminalité en Afrique du Sud est le plus élevé au monde avec une moyenne de 48 meurtres chaque 24 heures. Et souvent, les étrangers sont les cibles privilégiées des bandits qui opèrent à n’importe quel, et parfois au vu et au su de tout le monde.

Apres l’incendie criminel qui a décimé la famille Diol aux Usa, voilà encore un sénégalais qui perd la vie. Ce sera un autre combat qui vient s’ajouter sur la longue liste des associations tel que Horizon sans frontières de Boubacar Seye. Pire, aucune autorité diplomatique ou consulaire ne s’est prononcée pour trouver une solution pour son rapatriement encore moins exiger l’ouverture d’une enquête.

Selon notre interlocuteur établi en Afrique du sud, Moussa Fall pourrait bénéficier du résultat des négociations entre le pays de Mandela et du Sénégal. La Covid ayant bloqué les frontières, il était impossible pour les citoyens de deux pays d’effectuer le déplacement vers l’un ou l’autre pays. Un accord a été trouvé et un vol spécial sera affrété ce dimanche, de Johannesburg pour venir chercher des sud-africains bloqués à Dakar par la Covid19. Il se susurre que les compatriotes souhaitent y convoyer le corps de Moussa Fall qui est déjà envoyé pour autopsie.