Le gouvernement du Sénégal est un menteur. Doublé d’un faussaire. Oui. Et le pire, c’est que cela se passe au plus haut sommet. A la présidence de la République. Qui l’eut cru!

Alors que le débat du décret sur l’honorariat des anciens présidents du Conseil Économique Social et environnemental (Cese) faisait rage sur les réseaux sociaux, une source proche du Palais s’est rapproché et nous fourgue une information capitale à la suite de la publication du communiqué du pôle de communication démentant fermement l’authenticité du décret 2020-964. C’était un gros mensonge de la part de l’équipe du palais.

Et pour insister dans ce mensonge, notre interlocuteur nous largue l’exclusivité d’une mise en branle de la police de la cybercriminalité qui serait sur les traces des faussaires. Pire, il nous révèle que la cybercriminalité a même déniché le modus operandi des bandits dont les objectifs seraient inavoués. Notre interlocuteur va jusqu’à nous signaler que des services comme l’Apix ont été victimes de ces pratiques. Ou bien même le ministère de l’éducation nationale avec les faux arrêtés de reprise des cours.

Lisez l’article ici https://torchedumonde.com/2020/05/15/publications-de-faux-communiques-faux-decrets-et-faux-documents-administratifs-letat-du-senegal-aux-trousses-de-faussaires/

« Saint Ousmane Sonko » disait la vérité

Au lendemain de ce débat qui avait fini par perdre plusieurs compatriotes qui ne savaient plus à quel saint se vouer, surgit « Saint Ousmane Sonko », le diseur de vérités. Loin de nous de soutenir que tout ce qu’il dit est vrai. Eh oui, il a été le premier à fournir l’ultime détail qu’aucun communiqué du palais ne pouvait démentir. Les menteurs savaient que « Saint Ousmane Sonko » savait. Les menteurs avaient pointé du doigt vers les nouvelles technologies en évoquant un logiciel imaginaire qui n’était vrai que dans leur tête. Et cest Outlook, cet élément des nouvelles technologies qui les a démentis. Pourtant, ils ont encore essayé d’installer le doute en balayant la révélation de Sonko. Mais il a fallu la sortie dévastatrice de l’apôtre de Sonko, en l’occurrence Bassirou Diomaye Faye pour leur clouer définitivement le bec. Repoussés jusqu’à leur dernier retranchement, il ne leurcrestait qu’à passer à l’aveu. Faire publier le décret de la nomination de l’ancienne présidente du Cese, dans lequel document était clairement mentionné le décret 2020-964. Meme ceux qui n’ont pas fréquenté les couloirs de la faculté de droit ont appris auprès de leurs camarades que « l’aveu est la mère des preuves ». Le palais a finalement avoué son forfait. Il reconnait son mensonge et se trouve être le faussaire recherché par sa propre police de cybercriminalité.

Rapportez le décret, le peuple n’en veut pas

Dans un échange avec un ami virtuel, nous soutenions avec force que le locataire du palais n’avait peur de rien. Que s’il voulait juste faire passer son décret, il allait le faire avec la froideur qu’on lui connaît lorsqu’il s’agit de poser de actes de ce genre. Eh oui, il a fini par le faire. Mais, nous n’en voulons pas et nous exigeons qu’il le rapporte le plus rapidement possible. Ce n’est pas parce que vous avez finalement publié le décret au Journal Officiel qu’il est authentique et va y rester. Si vous êtes conscient que vous ne devez agir que dans l’intérêt du peuple, n’insistez pas dans cette action diabolique. Et pire encore, le contexte ne s’y prête pas, à moins que vous donniez raison à ces compatriotes qui ne croient véritablement pas à cette maladie. Car, vous ne pouvez pas avoir fait peur à tout le monde et nous inviter tous à nous dresser comme un seul homme contre ce virus, alors que vous êtes 1000 fois plus virulent. Vous tuez plus que Coronavirus en Italie, aux Usa ou au Brésil. Vous avez tué l’ultime once de confiance que nous avions pour vous. Maintenant nous savons où est virus, comment il se manifeste. Le peuple fera face et l’exterminera à jamais. La honte nous envahit et la seule chose qui puisse nous soulager, un tant soit peu, c’est de rapporter ce décret.

Yala naniou yala atté ak yeen

Par El Hadji Cheikh Anta Seck, journaliste