Dans la cadre de la gestion de la riposte contre la Covid19, le cas des personnes vivant avec un handicap semble n’avoir pas été entièrement prise en compte. Cest dans ce sens que la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) a initié une conférence de presse pour réorienter le regard des autorités en ce qui concerne cette couche vulnérable. C’est ainsi que le programme Spark de l’international budget partnerdhip (Ibh) et l’ONG 3D ont accompagné la fédération afin de mieux faire entendre sa voix

Le président de l’association des personnes handicapées, Yatma Fall a profité de leur conférence de presse pour plaider la cause de ses pairs quant aux difficultés qu’ils rencontrent. Mieux, evoquant le ciblage effectué par le ministère du développement communautaire, Yatma Fall a exprimé sa désolation pour le fait que les 55 000 handicapées titulaires de la carte d’égalité des chances n’aient pas été prises en compte dans le RNU.  » Noys avons mis en place un comité national de suivi qui nous a remonté les données selon lesquelles les personnes handicapées n’ont pas été prises en compte. Ce comité effectue une évaluation globale qui tient compte des handicapés travaillant dans le secteur informel comme l’artisanat » a lancé Yatma Fall.

Pour le cas des handicapés mendiants, Yatma Fall prévient qu’ils sont autant exposés que vecteurs de propagation avec les billets et pièces d’argent qu’ils échangent avec ceux qui donnent l’aumône.

En guise de recommandations, le président Yatma Fall a invité le gouvernement à tenir compte de l’exacerbation des difficultés des handicapés et d’y remédier avec l’octroi spécial d’un budget dédié. « Le ministre du développement communautaire a reconnu que le ciblage de la distribution des kits alimentaires a connu une marge d’erreur de 10 à 15% qui sera corrigée. Nous suivons cela de très près » a indiqué le président Yatma Fall.

Au ministre de la santé, il a souligné une faille dans la communication avec l’absence du traducteur des signes. « Au début de la pandémie, il y avait un interprète des signes pour les mal entendants. Nous demandons que cela aussi soit corrigé » a-t-il suggère.

Pour le représentant de l’IBP, Malene Niang les personnes vivant avec un handicap ont des droits à respecter. « Ils ne sont pas des personnes entièrement à part, mais à part entière. Puisque le plan de résilience a été projetée pour trois, leur cas doit être reconsidéré lors de l’évaluation » a réclamé Malene Niang qui ne souhaite plus avoir à se dresser pour de pareils manquements.

Quant à Cheikh Tidiane Cisse de l’ONG 3D, en procédant au ciblage des familles vulnérables, le gouvernement n’a pas pris en compte la présence des handicapés.  » Ils présentent une vulnérabilité dans la vulnérabilité de leur famille. Cela ne doit pas passer inaperçu. Ils doivent être pris en compte de manière singulière. Et pour cela, en tant que acteur de la société civile, nous les accompagnerons pour effectuer le plaidoyer auprès des autorités gouvernementales » à argumenté Cheikh Tidiane Cisse de l’ONG 3D.

Conscients de leur vulnérabilité, la conférence de presse a été tenue dans respect strict des mesures barrières avec la distanciation et l’usage du gel hydro alcoolique.