« J’ai suivi hier, l’interview de l’ambassadeur de France au Sénégal au cours duquel, il s’est prononcé sur l’agenda du Ter, en affirmant que la mise en service commerciale ne pourrait se faire en avril 2020, prenant ainsi le contre-pied du gouvernement, seul habilité à communiquer sur le sujet objet d’un marché entre l’état du Sénégal et des entreprises françaises.

L’ambassadeur de France semble privilégier les intérêts des entreprises françaises, qui dans ce chantier, font peu cas du droit contractuel et des préoccupations des populations sénégalaises.

Auparavant, la société Senac SA, autrement dit Eiffage, titulaire du marché le plus important du TER, avait fait, relativement à la concession de l’autoroute, une déclaration téméraire et aberrante sur la demande légitime de l’État taxée d’arbitraire avant de se raviser.

En droite ligne de notre entretien lors de la récente visite du Premier ministre français au Sénégal, j’attire encore une fois votre attention sur ces attitudes dommageables à un partenariat fondé sur le respect et la confiance. Un commerce plus équitable est l’unique solution à ces mouvements citoyens de plus en plus nombreux qui posent la problématique de la refondation des termes de l’échange.

En tout état de cause, dans le marché du Ter, le Sénégal entend respecter strictement les termes du contrat le liant aux entreprises françaises et se réserve le droit d’appliquer des pénalités pour les retards indus.
Au demeurant, l’ambassadeur de France doit rester dans son rôle de prêteur en s’abstenant de communiquer sur un agenda contractuel qui lie l’Etat à des entreprises privées. »

Le Ministre Oumar YOUM