Le premier ministre britannique a confirmé l’organisation à Glasgow du sommet climatique onusien. Reste à lui trouver un nouveau président.

Le premier ministre britannique fait feu de tout bois. Quelques jours après avoir rompu les amarres avec l’Union européenne, le locataire du 10 Downing Street a lancé, ce 4 février, l’année de l’action climatique au Royaume-Uni.

Le point d’orgue de cette mobilisation sera bien sûr la COP 26, qui doit se tenir à Glasgow du 9 au 19 novembre prochains. Un sommet climatique qui ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Vendredi 30 janvier, Claire O’Neill, présidente de la COP, a été brutalement démise de ses fonctions par Dominic Cummings, l’un des conseillers du premier ministre.

STILL IN GLASGOW?

Dans une lettre adressée à Boris Johnson, l’ancienne ministre de l’énergie et de la croissance verte laisse entendre que le sommet climatique onusien pourrait être finalement organisé en Angleterre et non en Ecosse. Une allégation démentie par Boris Johnson. «Accueillir la COP26 est une opportunité importante pour le Royaume-Uni et les nations du monde entier d’intensifier la lutte contre le changement climatique», a indiqué le premier ministre.

L’ancienne députée de Devizes souligne aussi que Boris Johnson avait promis du personnel et des moyens financiers pour organiser au mieux le sommet de Glasgow ; promesse non tenue pour le moment.

BUDGET EXPLOSÉ

Toujours prompt à mettre Londres dans l’embarras, le gouvernement écossais exige la nomination immédiate d’un président de la COP. L’administration Johnson indique avoir plusieurs candidats en vue et précise que le successeur de Claire O’Neill aura rang de ministre.

En aura-t-il le portefeuille? Selon certaines estimations, le devis de la COP semble déjà avoir doublé passant de 250 à 500 M£. (295 à 590 M€). En 2015, le budget de la COP 21 était inférieur à 200 M€.

Avec Journal de l’environnement