C’est de la tribune qui lui a été offerte par l’émission Rfm matin que le directeur général du Cices , Cheikh Ndiaye, a rétabli la vérité des faits contenus dans le rapport de la Cour des comptes. Pout lui, la presse a mal rapporté les constats et recommandations des magistrats qui, à l’en croire, ont effectué un « travail impeccable ». Cheikh Ndiaye indique que les magistrats auditeurs avec qui il a passé près de deux ans dans le cadre de cet audit, ont réalisé  » un très bon travail ».

Revenant dans le détail des constats et recommandations des auditeurs, le Dg du Cices a souligné qu’il ne s’est pas agi d’une location de groupe à 120 millions ou un simple désherbage pour un montant de 78 millions sur seulement 2 semaines.  » Je dois éclairer les sénégalais sur le fait que la location de groupe et le désherbage concernent une série de 6 éditions de Fidak, de 2011 à 2015. Il s’est agi de 6 exercices. Il suffit de faire le calcul pour avoir la moyenne par exercice et se rendre compte de la logique des dépenses effectuées » a argumenté le Directeur général du Cices. Non sans manquer d’inviter a davantage de rigueur de la presse dans l’exploitation de ce document de la cour des comptes qui a bien précisé que ces activités ont bien été réalisées sur une une durée de 12 semaines, soit 15 jours par édition sur un total de 6, au lieu de 2 semaines seulement pour les montants globaux.

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Cheikh Ndiaye n’a pas de ce fait manqué de pointer doigt le fait que la situation financière du Cices ne permettait pas de faire certaines dépenses et qu’il fallait colmater à gauche et à droite.  » Quand je suis arrivé à la tête de la boite, le Cices ne bénéficiait plus d’aucune confiance auprès des banques pour pouvoir emprunter des fonds pour acquérir un groupe électrogènepour un besoin de 1000kva. On nous coupait l’eau et l’électricité. Aujourd’hui tout cela est devenu un mauvais souvenir sous ma gestion. Nous avons pu sortir la tête du Cices de l’eau malgré l’absence d’accompagnement de l’état qui devait supporter la contribution annuelle de 2 milliards. Avec nous le Cices en arrive même à réaliser les activités qui étaient à la charge de l’état. Mieux, depuis que nous sommes arrivés, nous n’avons pas connu d’arriérés de salaire dont la masse est passée de 12 millions à près de 38 millions. Avec nous, le Cices a sorti la tête de l’eau » a défendu avec insistance le Dg Cheikh Ndiaye.

« Le Cices a repris du souffle économique, financier et social » dixit le Dg

En conférence de presse, le Dg qui a fait face à une palette de journalistes à d’emblée indiqué qu’il n’était point dans une posture de répliquer au rapport.

Il a précisé que la masse salariale a augmenté non pas parceque des recrutements ont été faits, mais que la situation est devenue confortable au point que les avancements et autres avantages sont respectés.  » Le Cices a repris sa respiration économique » a ajouté le Dg.