Le ministre de l’Environnement du Chili, par ailleurs présidente de la COP 25, Mme Catalina Schmidt a profité de 14è conférence régionale sur les femmes en Amérique Latine et dans les Caraïbes pour expliquer l’importance de l’égalité des sexes dans la lutte contre le changement climatique. Il s’est ainsi agi d’ évoquer les tendances, les opportunités et les défis dans ce domaine. Cet événement, Mme Schmidt l’a passé aux côté de la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Isabel Plá, et le secrétaire exécutif de la CEPALC (Commission économique pour la Amérique latine et Caraïbes), Alicia Barcena.

Et dans le cadre du panel relatif au « Changement climatique: tendances, opportunités et défis pour l’égalité des sexes », la secrétaire d’État a expliqué l’importance d’intégrer les femmes dans cette problématique environnementale. «Les femmes sont plus vulnérables aux effets du changement climatique, mais nous sommes également d’importants agents de changement. La perspective de genre joue un rôle fondamental dans la compréhension de l’impact disproportionné du changement climatique et de la perte de biodiversité, en raison des inégalités structurelles existantes pour réduire les écarts », a-t-elle soutenu.

Pour elle, la justice sociale est la clé de l’action climatique. «Le développement durable n’est pas possible sans l’implication des femmes si on tient compte de leur capacité d’influencer les politiques de changement climatique. Nous avons besoin que les décideurs élaborent des politiques climatiques pour le programme 2030. Nous devons responsabiliser les décideurs» a-t-elle défendu

Mme Schmidt a aussi évoqué les progrès réalisés lors de la COP 25 dont le mandat était d’examiner et de renouveler à la fois le programme de travail de Lima sur le genre (LWPG) et son plan d’action (GAP). Cet instrument permet aux pays d’intégrer la perspective de genre dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris, ce qui devrait déboucher sur le renforcement du rôle et l’autonomisation des femmes dans leurs communautés locales respectives.

«Le travail sur le genre de Lima et le plan sur le genre étaient contenus dans deux décisions différentes pour avoir été convenus à des moments différents: l’un à la COP20 et l’autre à la COP23, respectivement. Grâce à la révision et à l’harmonisation réalisées lors de la COP25, les deux instruments ont été fusionnés en une seule décision, qui devrait être revue dans un délai de 5 ans (2024), avec un réexamen intermédiaire de trois ans (2022). Le Plan d’action pour l’égalité des sexes est une feuille de route pour les ministères de l’environnement, avec des activités spécifiques que nous devons développer pour réduire l’écart entre les sexes », a déclaré Mme Schmidt.
 
Elle a, de ce fait, appelé à des efforts pour parvenir à des politiques climatiques sensibles au genre qui intègrent cette approche de manière cohérente et efficace dans toutes les activités liées à l’adaptation, l’atténuation et les moyens de mise en œuvre liés au financement, au développement et au transfert des technologies et du renforcement des capacités.