Des jeunes présumés appartenir au mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) ont failli saboter la marche du mouvement Noo Lank dont le départ devait de faire devant la petite porte de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

C’est au moment où les rassemblements ont commencé à se faire qu’un groupe d’étudiants s’est replié dans l’enceinte du campus social. A leur retour, ils ont demandé que les manifestants ne mêlent pas le nom des étudiants dans cette marche. Mais, ce sont leurs propres camarades qui leur ont apporté la réplique en leur opposant un refus de les suivre. Ils ont clairement signalé qu’ils sont membres à part entière de cette manifestation surtout qu’elle coïncide avec la commémoration des assassinats de Balla Gaye en 2001 et Mamadou Diop en 2012.

Du côté du Collectif Noo Lank, on a pris note de tout ce qui s’est passé. Aliou Sane, membre de Noo Lank et coordonnateur de Y’en a marre signale que cela était prévisible et c’est pour cela qu’ils avaient alerté par rapport à une quelconque infiltration de la marche par des saboteurs. « Tout le monde a constaté que nous avons été attaqués et nous n’avons même pas répondu à leur provocation. C’est la police qui les a repoussés. Nous avons pris note de cela et nous allons voir ce qui devra être fait la prochaine fois » a prévenu Aliou Sane.

Autre acte barbare c’est celui perpétré contre les journalistes par ces mêmes étudiants du MEER. Ils ont bousculé un caméraman avant de lui confisquer sa caméra. Ils ne voulaient pas être filmés par le technicien de média qui faisait son travail en public. Il a fallu l’intervention de vigiles pour lui restituer son appareil.