C’est sur l’initiative de l’office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) que les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement du continent se sont donnés rendez-vous à Dakar, dans le cadre d’un atelier de réflexion sur les défis de l’accès à l’eau et l’assainissement en Afrique à l’horizon 2030.

Cette séance de travail trouve toute son importante à travers le fait qu’elle pose les jalons pour la réussite du 9e forum mondial de l’eau qui se tiendra à Dakar du 22 au 27 mars 2021.

Dans une logique de déboucher sur la « Déclaration de Dakar », le directeur général de l’ONAS, par ailleurs vice-président de l’Association Africaine de l’eau, Lansana Gagny Sakho a invité à un changement de paradigmes et de comportements.

En rappelant la lancinante question du financement, en citant par exemple son projet de tout à l’égout et de gestion des boues de vidanges, sur le territoire national, pour un montant de 200 milliards, Lansana Gagny Sakho indique que l’espoir est permis.  » A l’instar des autres pays le Sénégal parle des ODD. C’est comme une peur qui nous tenaille alors que ces ODD parlent d’accès et d’équité. Si certains peuvent se payer l’accès à des toilettes, dans certaines zones, les populations n’ont pas les moyens. Où est l’équité dans tout cela? » s’est interrogé M. Sakho. Avant de poursuivre : « J’ai une lueur d’espoir. Mais pour trouver une réponse à nos besoins de financement, nous devons changer de paradigmes et de comportements en nous posant les bonnes questions relatives aux mécanismes de recherche de financement. Cest nous qui devons dicter les règles ».

De son côté, le secrétaire exécutif du 9e Sommet mondial de l’eau, Abdoulaye Sene, tout est bien parti pour une bonne réussite de cet événement d’envergure internationale avec une forte tonalité africaine. « Ce forum se veut un accelerzateur des engagements conjoints de l’agenda mondial afin de renforcer la détermination de la communauté internationale à résoudre les crise de l’eau et d’assainissement et lutter contre les effets néfastes des changements climatiques » a indiqué le Secrétaire Exécutif. Et pour relever ce défi, il signale que le processus d’organisation du forum est bien engagé, le cadre d’action et la structure de l’agenda du forum sont bien élaborés et le cadre partenariat est en cours.