Communiqué de presse (Pour diffusion immédiate)

Dakar le 20 Janvier 2020

Depuis prés de dix jours, le Sénégal flirte avec un drame environnemental avec la découverte mystérieuse de produits assimilables à des hydrocarbures sur les berges de l’océan Atlantique, plus précisément à Thiaroye Su Mer (localité située à une dizaine de kilomètres du centre-ville et d’où on peut apercevoir l’Ile de Gorée).  

A l’heure où le débat de l’action d’envergure se pose en ce qui concerne les réactions contre les changements climatiques, devant cette situation préoccupante, les autorités sénégalaises sont restées indifférentes. Aucune réaction n’a été engagée. Aucune réponse n’est apportée pour prévenir tout drame que pourrait causer ce liquide noir que les experts de la Société africaine de raffinage (SAR) auraient assimilé à du pétrole brut. Ils auraient par ailleurs souligné que ce liquide ne provenait pas de leurs pipelines.  

Depuis que ce liquide est découvert sur ces lieux, pas un jour ne passe sans que des jeunes ne procèdent à l’extraction de ce produit qui est accessible à «fleur de peau». Il suffit que les vagues écument la plage pour voir le «pétrole brut» perler sur les rivages. Sans masques, sans précautions, entre autres mesures de sureté, c’est avec leurs mains qu’ils creusent pour sortir le produit qu’ils remplissent dans des bouteilles pour des destinations inconnues. Pire encore, des enfants sur la plage ont commencé à jouer à faire du feu avec ce produit qui est autant inflammable que les hydrocarbures. Depuis plus de six mois, les populations environnantes ont alerté sur le goût altéré de l’eau qu’elles utilisent pour leurs activités quotidiennes de préparation des repas ou toute autre utilisation.

En tant qu’Ambassadeur de la Déclaration universelle des Droits de l’Humanité (DDHU) sur les changements climatiques, nous avons interpelé la première autorité responsable devant cette situation, à savoir le Ministre de l’Environnement et du Développement durable. (Appels téléphoniques, SMS et réseaux sociaux). Sans aucune réaction de sa part.

Maintenant nous interpellons directement le Président de la République Macky Sall pour que des mesures strictes soient prises afin de prendre en charge cette question. La sécurité des populations de Thiaroye Sur Mer est en danger au plan écologique. Seuls deux agents de la SAGAM appointés par la SAR, uniquement pour constater, sont sur place avec un périmètre de sureté qui frise l’amateurisme notoire.

Les baignades et autres activités se poursuivent sur la plage. Et les premières conséquences ont commencé à apparaitre avec des démangeaisons sur la peau d’un baigneur. Il révèle que depuis 40 ans qu’il fréquente cette plage, c’est la première fois qu’il constate cela sur sa peau.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité (DDHU), en son article 5 relativement aux Droits de l’Humanité stipule : « L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable ».

La République du Sénégal, dans sa Constitution, au tire des « Libertés, publiques et de la personne humaine, des droits économiques et sociaux et des droits collectifs », en son article 8, garantit «à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation, (…) le droit à un environnement sain.

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme, en son article 3 stipule : « (Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne).

C’est sur la base de tous ces textes juridiques que nous, Ambassadeur officiel de la Déclaration universelle des Droits de l’humanité (DDHU) au Sénégal, réitérons notre alerte en direction du Gouvernement du Sénégal afin de prévenir tout drame à Thiaroye Sur Mer, mais également d’exiger le respect des droits des citoyens vivant dans cette localité.

Par El Hadji Cheikh Anta SECK,

Ambassadeur officiel de la DDHU au Sénégal

elcas.casel1@gmail.com

00221 77 526 05 34