L’Amazonie, le Congo, et récemment l’Australie qui n’a du son salut qu’à la forte pluie qui s’est abattue sur plusieurs partie de son territoire éteignant ainsi plus d’une trentaine de foyers, la question des incendies forestiers a été centrale à l’occasion de la 3é réunion du Bureau du Comité mondial des forets (COFO) qui s’est tenue au siège de la FAO à Rome le 14 janvier 2020.

En vue de la préparation de la 25 session dudit comité prévue en juin prochain et qui se tient tous les deux ans dans la capitale italienne, les participants à la réunion ont évoqué plusieurs sujets et émis une kyrielle de recommandations et de propositions.

Colonel Baïdy Bâ, Président de la Commission Africaine des Forêts

Si l’expert en incendie forestier, Ane Alencar du Brésil a signalé lors de la COP 25 à Madrid que ce phénomène risque de ne pas rapidement trouver une solution du fait qu’il est causé par l’homme, le président de la Commission Africaine, le Colonel Baidy BA, par ailleurs Vice-Président du bureau mondial et non moins Directeur des Eaux et Forêts du Sénégal a posé le débat pour trouver une solution urgente et durable à cette question. Il a ainsi invité ses pairs à inscrire la question dans l’agenda de la 25è session qui se tiendra dans quelques mois à Rome pour rapidement y trouver une réponse structurelle. Le Colonel Baidy BA a de ce fait plaidé pour qu’il soit inscrit dans l’agenda de cette rencontre mondiale, les problématiques des incendies forestiers, le trafic international de bois et le développement des filières de produits forestiers non ligneux. Pour relever ce défi, il a suggéré une éducation portant sur la foresterie et la gestion de la faune à l’intention de la jeunesse et des femmes.

Plaidant spécifiquement pour l’Afrique, le représentant du continent a suggéré que soit favorisée une coopération internationale pour que les pays développés fournissent des équipements modernes de lutte contre les feux mais surtout d’échanger des stratégies de prévention au profit des pays africains.

Sur le point concernant le trafic international de bois, question qui a suscité un intérêt majeur entre les ministres de l’Environnement du Sénégal et de la Gambie, d’où la visite d’Abdou Karim Sall auprès de son homologue gambien, le représentant du continent africain à Rome a invité le monde à s’y pencher. Pour lui, il est urgent que les organes et autres structures de convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) soient renforcés et que la certification forestière soit une réalité.

Le président de la Commission africaine des forêts a aussi évoqué la lancinante question des contributions nationales déterminées (CDN) qui ont plus ou moins été un point d’achoppement des négociations à l’occasion de la conférence sur le climat. Pour lui, l’Afrique a fortement besoin du soutien des pays développés et des partenaires financiers aux pays africains pour la mise en œuvre de leurs contributions nationales déterminées (CDN).

En tant que démembrement de la FAO, le Comité international des Forêts est composé de six commission régionales à l’échelle des différents continents à savoir l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et Pacifique, l’Amérique latine et Caraïbes; et le Proche Orient.