A l’occasion de la side event dédiée à la thématique déchets qui se penchait sur la stratégie à mettre en branle pour réussir l’atteinte des objectifs liés aux ambitions des NDC, le coordonnateur du SITIG à l’UCG, Idrissa Diatta est revenu sur les grands projets du SénégaL

Il a ainsi été question de passer en revue, à travers une session de partage d’expériences, l’exemple du projet Onu Environnement de la coopération entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et financé par le Canada.

Selon Idrissa Diatta, le Sénégal a travaillé sur le projet d’appui à la mise en oeuvre des contributions déterminées au niveau national dans le secteur des déchet solides. « Nous y aurons deux documents de stratégie notamment sur la filière compost et un autre sur la filière biogaz » a indiqué M. Diatta. Il renseigne par ailleurs qu’un projet pilote sera mis en place pour mettre des normes dans le compostage.

Evoquant à nouveau le projet Onu Environnement financé par le Canada dont l’Ambassadeur a participé à ce panel dans le stand du Sénégal à Madrid, Idrissa Diatta a informé que l’UCG travaille sur d’autres projets, beaucoup plus grand avec un impact aussi considérable sur le climat. « L’un s’appelle PROMOGED et il est financé par plusieurs bailleurs. Il consiste à construire un nombre de 7 infrastructure majeures au Sénégal, des centres intégrés de valorisation des déchets (CIVD) en complément à 3 autres infrastructures déja en construction depuis 4 ans et bientôt finalisées à Kaolack, à Touba et Tivaouane » a-t-il détaillé.

Revenant au PROMOGED, M. Diatta renseigne que des décharges seront réhabilitées notamment Mbeubeuss. « On va aller vers 1,9 millions de metres carrés de décharges sauvages qui seront réhabilitées. Les infrastructures structurantes comme les CIVD vont être réalisées un peu partout au Sénégal du Nord au Sud. Dakar en aura deux. Il y a aussi la réalisation de 147 infrastructures intermédiaires. Tout cela va impacter entre 43 et 50% de la population sénégalaise au plan environnemental et permettra la création de 3 000 emplois directs » a-t-il soutenu.

Faisant la relation entre le thème de cette édition de la COP et les actions menées par le Sénégal, Idrissa Diatta souligne que son pays est bien dans l’action avec des projets d’états impactful et réels. « Il faut vraiment aller vers l’action et le Sénégal est complètement au rendez vous » a-t-il signalé.

Tout de même, il urge de moderniser les textes sur les déchets. Selon Idrissa Diatta, le dernier réglementant les déchets date de 1974, soit une inertie juridique de 45 ans à corriger. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce projet visant à finaliser le loi d’orientation sur le secteur des déchets solides mais également la mise à jur de la stratégie nationale qui prend en compte les éléments de la CDN.