La pension mixte reste le principal problème. Selon ces soldats, après une rencontre avec le président Macky Sall qui les avait mis en contact avec le Pm Boune Abdallah Dionne, ils lui avaient exposé un chapelet de doléances de 19 points. « Ils en avaient retenu quatre auxquels ils allaient apporter des solutions le plus rapidement possible. Il s’agissait de la pension mixte, la couverture maladie, la réinsertion sociale et l’accompagnement des handicapés qui ne peuvent pas se déplacer d’eux-mêmes. Nous étions seulement 35 personnes » a renseigné l’un d’eux. Poursuivant, il dénonce la ségrégation dans l’octroi de la pension qui n’allait être allouée qu’à ceux qui ont plus de 85%.  » En prenant cette décision, l’état ne nous a pas invité à la table de négociation trpartite » se désole t-il. Avant de révéler que les rangs se vident car certains d’entre ont finalement rendu l’âme.  » Ce sont tous des jeunes qui sont décédés et qui ont laissé derrière eux de la petite famille. Le président nous avait offert 10 millions lors de la journée de l’armée il y a quatre ans. Cest son directeur de cabinet d’alors, Abdou Aziz Tall qui l’avait signé. Mais jusqu’à ce jour, nous n’avons rien touché » a encore révélé le soldat. Selon les estimations ceux qui doivent bénéficier de cette pension, en plus des veuves, ne font pas 1050 personnes.  » Dire que tout a été réglé, c’est ne pas être bien informé. Rien n’a été réglé. Les veuves sont sans soutien alors que c’est la pension mixte qui permet de gérer certaines situations. M. le président dites à vos agents de nous payer. Ils n’attendent que vos ordres pour s’exécuter » ont humblement lancé les militaires invalides. Coup de gueule d’un soldat meurtri Nous sommes des rescapés de guerre. C’est moi qui fus annonce comme étant décédé lors de mon choc en 2009. Je n’ai plus de dents après avoir reçu une balle à la mâchoire et deux autres aux pieds. Personne ne s’occupe de moi. L’état ne fait pas son travail correctement. Je prends ma mère à témoin. Personne n’a daigné venir me voir. Nous avons défendu notre pays au prix de notre sang. Mais quand on voit la situation dans laquelle cela nous a menés, on se demande dans quel pays nous vivons. On dirait que nous sommes des sous hommes. On n’a pas besoin qu’on l’ouvre pour qu’ils s’exécutent pour quelque chose qui nous est du. Pourquoi cette discrimination avec les officiers qui sont envoyés à l’étranger pour être soignés et pris en charge convenablement avec ses indemnités payée sans retard aucun? Pourquoi avec nous les soldats, c’est autrement alors que c’est nous qui sommes sur le terrain, qui marchons sur les mines. En fin de compte, nous les invalides et rescapés de guerre en avons vraiment marre. Ça suffit » à explosé un autre soldat