La promesse électorale de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris se réalise dans une lettre envoyée lundi aux Nations unies, qui officialise le retrait américain de cet accord mondial sur le climat. La sortie sera effective dans un an.

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat est officialisé par une lettre envoyée le 4 novembre, et sera effectif dans un an. La missive de la Maison Blanche était attendue depuis 2017 mais ne pouvait être envoyée aux Nations unies pour des raisons juridiques jusqu’à lundi. Cette notification formalise la volonté de Donald Trump de persister dans un désengagement vis-à-vis de cet accord mondial. Les États-Unis sont le seul pays à renier ce texte signé par 197 pays, jusqu’à la Chine et la Corée du Nord.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », avait déclaré le 1er juin 2017 le président républicain, qui avait ajouté : « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris. »

Depuis cette déclaration, en réalité, les Américains continuaient à occuper leur siège, discrètement, pour influencer les discussions techniques autour de l’application concrète de l’accord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Selon le texte de l’accord négocié fin 2015 par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C’est-à-dire lundi.

En outre, le retrait ne sera effectif que dans un an, ce qui repoussera la sortie au lendemain de la prochaine élection présidentielle américaine, dans laquelle Donald Trump brigue un nouveau mandat. D’ici là, les Américains enverront des délégations aux grands sommets climatiques de l’ONU, à commencer par la COP de décembre, en Espagne, a confirmé à l’AFP le département d’État.

Le retrait américain ne change donc rien immédiatement, mais il est lourd de sens, même si peu doutaient que la Maison Banche confirmerait cette étape.

« L’administration Trump montre qu’elle se fiche de la science et de l’économie », a réagi Andrew Steer, président du World Resources Institute. « Elle est mue par une vision obsolète datant du siècle précédent, quand on croyait que l’action climatique était coûteuse et détruirait des emplois. »

Avec France24.com