L’information est de l’ONG SOS Méditerranée Suisse qui s’indigne encore de cette situation qui risque de saborder le travail jusque-là reali8par les acteurs de sauvetage en mer. « Aujourd’hui, l’accord Italie-Libye 2017 est renouvelé pour 3 ans. Outre le soutien tout aussi inquiétant apporté par l’UE, l’Italie continuera à former, équiper et financer les garde-côtes libyens pour intercepter les bateaux en détresse et ramener en Libye les personnes qui fuient‬ » à amèrement constaté l’ONG. Selon la directrice adjointe de l’ONG, les histoires qui leur dont racontées par les personnes qui ont vécu un calvaire en Lybie, ont souvent dépassé l’imaginable. « Beaucoup ont risqué leur vie en tentant de fuir plusieurs fois, pour ensuite être ramenées dans les mêmes conditions qu’elles décrivent comme un « enfer » s’est désolée Louise Guillaumat. Opérant dans la zone de recherche et sauvetage libyenne, l’ONG Méditerranée Suisse affirme avoir été témoins d’un manque de coordination de la part des autorités maritimes libyennes – soit en étant injoignables, soit en nous désignant des « lieux sûrs » en Libye – en contradiction avec le droit international. « Il est reconnu que la Libye ne peut être considérée légalement comme un #lieusûr pour débarquer les personnes secourues en mer. Or, le nombre d’interceptions effectuées par les garde-côtes libyens financés par l’UE a augmenté ces 2 dernières années » a averti l’ONG « Ce genre d’accord facilitant le retour de personnes en détresse dans le pays qu’elles tentent de fuir ne peut que conduire à plus de souffrance humaine » – Louise Guillaumat, directrice adjointe des opérations de SOS MEDITERRANEE.