Le secrétaire général du syndicat national des travailleurs du nettoiement, Madany Sy n’est pas optimiste quant à l’issue heureuse des projets et programmes gouvernementaux de salubrité.

Pour Madany Sy, on parle de valoriser et trier les ordures. « C’est bien. Mais il faut d’abord valoriser le personnel en contact avec les odeurs pestilentielles et toutes sortes de maladie » a suggéré le syndicaliste. Il dénonce le fait que le programme « Sénégal zéro déchet » donne l’impression d’avoir relégué le capital humain au second plan. « Depuis 2015 les revendications des travailleurs du nettoiement ne sont pas satisfaites. La convention qui a été signée dans ce sens n’est jusque là pas respectée. Ils ne sont pas impliqués dans les décisions prises pour le secteur » a déploré le syndicaliste.

Evoquant les cleaning days lancés par le Chef de l’Etat, Madany Sy craint qu’ils risquent de se transformer en pagaille et en une cacophonie qui ne dit pas son nom. « Nous ne sommes pas impliqués dans ce programme alors que nous en sommes les premiers exécutants. Les charrues sont mises avant les boeufs. On a l’impression qu’il y a à manger et à boire dans les ordures au point que des allemands, des français, bref des étrangers investissent dans le secteur alors que les nationaux sont laissés en rade » se désole t-il.

Pourtant, signale t-il, ils auraient pu croiser les bras et laisser faire. « Là où nous faisions un tour, maintenant on en fait deux ou trois. Nous collectons 2400 tonnes d’ordures par jour » a révélé Madany Sy au micro de Joe Marone de la Rfm.

Pour une solution définitive à ce problème, Madany Sy propose la tenue des états généraux du nettoiement.