Dans la présentation de ce document dont la signature par les nations unies serait un pas majeur dans la lutte contre les changements climatiques, mais aussi pour la préservation de l’environnement, il est clairement indiqué par l’initiatrice, Mme Corinne Lepage, que l’idée est née d’une mission à elle confiée par l’ancien chef de l’Etat Français, François Hollande. Mais, il est a noté, avec un regret et une grande surprise que le pays de Marianne tarde à signer ce document dont en quelque sorte le concepteur.

Pourtant, le Président Emmanuel a été très virulent contre son homologue brésilien pour évoquer l’affaire de l’incendie dévastateur de la forêt amazonienne. Mais l’attitude de la République française devant ce document est incompréhensible alors qu’elle devait être la locomotive.

« La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité (DDHu) est le premier texte à reconnaître des droits et des devoirs pour l’Humanité, vis-à-vis d’elle-même, des générations futures, des autres espèces et de la nature. Il est né d’une mission confiée par le Président Hollande à Corinne Lepage dans le cadre de la préparation de la COP21. L’idée était de créer un texte acceptable par les 195 États des Nations Unies tout en marquant un véritable progrès » a souligné la présentation du document.

Mieux, il y est aussi clairement précisé que la « Déclaration n’est pas une convention et n’a pas de caractère contraignant pour les États qui l’adopteront».  Elle pouvait ainsi « apparaître comme une belle utopie : celle de réunir les hommes et les femmes ainsi que les entités de bonne volonté pour leur avenir en commun en acceptant la définition de droits mais surtout de devoirs incombant aux générations futures».

Comme les changements climatiques qui ne cessent de montrer aux humains qu’ils sont là et que la réponse qui leur est apportée afin d’y faire face soit telle minime que Mme Isabelle Durant a regretté un certain «climato attentisme» lors des journées des médias et du journalisme en Afrique, initiées par l’association Africa 21, du 14 au 16 octobre 2019 à Genève. 

La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité est devenue une réalité, et le document de présentation souligne fermement que « le mouvement enclenché au niveau des États par les Comores s’étend et ne s’arrêtera que le jour où l’ONU aura fait sienne la déclaration, permettant ainsi sans doute pour une des premières fois dans l’histoire à un texte de pouvoir être signé à la fois par des États, des entités publiques et privées, et des individus ».

Que dit la DDHU et pourquoi les Etats doivent la signer le plus rapidement possible ?

Après avoir rappelé en premier lieu de son préambule de 12 points  que «l’humanité et la nature sont en péril et qu’en particulier les effets néfastes des changements climatiques, l’accélération de la perte de la biodiversité, la dégradation des terres et des océans, constituent autant de violations des droits fondamentaux des êtres humains et une menace vitale pour les générations présentes» entre autres rappels et constats, et réaffirmé  que «la Terre, foyer de l’humanité, constitue un tout marqué par l’interdépendance et que l’existence et l’avenir de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel », la DDHU a mis en avant une conviction que «les droits fondamentaux des êtres humains et les devoirs de sauvegarder la nature sont intrinsèquement interdépendants, et convaincus de l’importance essentielle de la conservation du bon état de l’environnement et de l’amélioration de sa qualité ».

Ce document de seulement quatre pages tient sur 4 principes, 6 Droits de l’humanité et 6 devoirs à l’égard de l’Humanité.

Qui a déjà  signé le document ?

Contrairement à ce qui se faisait jusque là et qui ne concernait que les Etats dont les signatures des Chefs, Présidents ou Premiers ministres engageaient toute leurs populations, leurs lois, la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité qui stipule clairement qu’elle n’est pas une convention, est un document ouvert à tout le monde. A l’Humanité. Ainsi, en termes d’engagements autour de la question, il y a des personnalités individuelles, des entreprises publiques comme privées, des Universités, Instituts et Ecoles,  des Ordres d’avocats des Barreaux, des Villes, des Associations et des ONG.

Sur la longue liste de signataire, tout statuts confondus, on peut citer la vile de Port gentil au Gabon, l’Ordre des avocats du Sénégal, la ville de Philadelphie, Strasbourg, Madrid, Endigen en Allemagne, Barreaux du Kassaï, de Genève, du Mali, de Paris de Gênes. Il ya également les  associations et ONG comme 350 Australia, Africa 21, Citoyens pour le climat, Alliance Green IT, entre autres. Du côt des universités, écoles et instituts,  il y a la Chaire Entrepreneuriat Territoire Innovation (ETI), IAE Paris Sorbonne Business School, France Université de Modène, Italie Massachusetts Lowell University, USA Institut International pour la Francophonie, France.

Chez les personnalités Corinne LEPAGE, Initiatrice de la Déclaration, Ancienne Ministre Française de l’Environnement, Présidente de l’Association des Amis de la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité Général Dr. Mohammed M.ALJUHANI, Consul Honoraire de la République du Congo au Royaume Saoudien Henri MALOSSE, Ancien Président du Conseil Economique et Social Européen, Edgar MORIN, Sociologue, philosophe Yannick NOAH, Sportif, chanteur Matthieu RICARD, Moine bouddhiste, photographe et auteur, Kenneth ROTH, Directeur Général de Human Rights Watch, Ban KI-MOON, Ancien Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Jean JOUZEL, Climatologue, Vice-président du GIEC, Naoto et Nobuko KAN, Ancien Premier Ministre du Japon et son épouse.